Mettre chacun en face des conséquences de ses actes responsables
institutionnels, dirigeants d'entreprises ou citoyens lambda ,
voilà à quoi parvient une fois de plus le documentariste. Sans
biaiser, sans non plus tergiverser infiniment, il vise Sacs Longchamp juste.Les
problématiques se recoupent effectivement. Je me suis rendu compte
que derrière le circuit de l'alimentation, il y avait l'argent.
Nous sommes dans un monde globalisé et la question est de savoir
comment fonctionne la mondialisation. Si quelqu'un va en Inde pour
y faire des investissements, et y fonder une entreprise, il le fait
parce qu'il veut faire des affaires.
Si nous recevons des produits de Chine, cela nous rend responsables
de ce qui se passe dans ce pays. Il s'agit de comprendre comment
tout cela fonctionne.Je ne suis pas du tout un spécialiste du
sujet. Pour 'We Feed the World' comme pour ce film, je pars d'une
hypothèse de base relativement simple. Dans le premier, la question
était de savoir d'où vient la nourriture. Ici, la question est de
savoir où va l'argent. Voilà l'idée. Ensuite, j'essaye de démonter
les mécanismes à travers des exemples. Lorsque l'argent est investi
Longchamp pas
cher quelque part, vous pouvez être sûr que c'est pour endetter
quelqu'un.
C'est le cas en Afrique par exemple. On joue avec une sorte de
balance, qui est le plus souvent déséquilibrée, et toujours en
faveur des mêmes personnes.Je me suis posé ces questions, j'ai eu
ces doutes. Le problème est que j'ai été pris par le temps, pour
des raisons diverses. Le film est sorti en Autriche il Sac Longchamp y a déjà
six mois, j'étais tellement sous pression pour le terminer que la
version finale est celle Longchamp du troisième
montage. Pour 'We Feed the World', c'était le dixhuitième. Si
j'avais eu plus de temps, j'aurais enlevé des choses, j'aurais fait
un film beaucoup plus fluide.
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